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Les Eclosions Asynchrones

Les Eclosions Asynchrones

Auto-édition, romans, poésie, spiritualité

Publié le par Les Eclosions Asynchrones
Publié dans : #Poèmes

Encore un poème dans un style archaïque, une lancinante mélopée comme venue du fond des âges, qui explore la spiritualité animiste au temps des pierres levées et des landes brumeuses...

Cheval blanc d’Uffington, Oxfordshire, Angleterre. Gravée dans la craie d’une colline de la province de l’Oxfordshire, à l’ouest de Londres, la silhouette d’un cheval d’une longueur de 111m se détache en contrebas des ruines du château d’Uffington. Sa similitude avec le dessin ornant d’antiques pièces de monnaie suggère qu’elle ait été réalisée par les Celtes de l’âge du fer, aux environs de l’an 100 av. J.-C. (crédit photo : http://yannarthusbertrand2.org)

Cheval blanc d’Uffington, Oxfordshire, Angleterre. Gravée dans la craie d’une colline de la province de l’Oxfordshire, à l’ouest de Londres, la silhouette d’un cheval d’une longueur de 111m se détache en contrebas des ruines du château d’Uffington. Sa similitude avec le dessin ornant d’antiques pièces de monnaie suggère qu’elle ait été réalisée par les Celtes de l’âge du fer, aux environs de l’an 100 av. J.-C. (crédit photo : http://yannarthusbertrand2.org)

 


Les nuages galopent
Dans le ciel implacable,
Les vagues affamées
Guettent la lune d'hiver.

Il y a une pierre levée
Là où mon père est mort,

Et son ombre est immense.
Elle lui a montré le chemin
Vers la terre du Grand Cheval.

Il doit y courir,
Il doit y chasser,
Dans un éternel printemps
Car jamais le soleil ne s'y noie.

Il y a une pierre levée
Non loin de ma porte,

Et sa voix est profonde.
Elle m'a accueilli
Au jour de ma naissance.

Le chant des femmes s'élève
Pour délivrer le soir,
Bientôt une âme nouvelle viendra
De la terre du Grand Cheval :

" Ô Terre-mère,
J'ai besoin de ta force pour continuer,
De ta patience pour endurer,
De ta patience pour endurer...

- Oh, mon fils !
Tu dois prendre la route étroite,
Entre le gouffre de l'indifférence
Et le brasier de la colère..."

 

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