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Les Eclosions Asynchrones

Les Eclosions Asynchrones

Auto-édition, romans, poésie, spiritualité

Publié le par P.S.
Publié dans : #Citations

    A mon sens, la recherche de la beauté est le but de la poésie, et va de paire avec la simplicité. Dans mes premiers textes, j'ai voulu retrouver la pureté des écrits anciens, et apprivoiser ce que que l'on pourrait appeler un "style archaïque". Je reviendrai sans doute sur cette notion dans un prochain article, mais pour résumer, la question que je me pose est la suivante : "Si ce poème avait été écrit il y a 2000 ans, à quoi aurait-il ressemblé ?".


    Voici un bon exemple de ce que j'aimerais obtenir, traduit d'un papyrus égyptien antique. Il s'agit d'un poème d'amour, tracé à l'encre rouge par une main inconnue au dos d'un texte beaucoup plus académique !


(A noter la structure en quatrains, qui était déjà celle utilisée par la poésie égyptienne de l'époque pharaonique)
 

 

L'Unique, la bien-aimée, la sans-pareille,
La plus belle du monde,
Regarde-la, semblable à l'étoile brillante de l'an nouveau,
Au seuil d'une belle année.

Celle dont brille la grâce, dont la peau rayonne,
A des yeux au regard clair,
Et des lèvres au doux parler.
Jamais elle ne prononce une parole superflue.

Elle, dont le cou est long, la poitrine lumineuse,
Possède une chevelure de lapis véritable.
Ses bras surpassent l'éclat de l'or,
Ses doigts sont semblables aux calices des lotus.

Celle dont les reins sont alanguis, et les hanches minces,
Celle dont les jambes défendent la beauté,
Celle dont la démarche est pleine de noblesse, lorsqu'elle pose ses pieds sur la terre,
De son baiser me prend le cœur.

Elle fait que le cou de tous les hommes
Se tourne pour la regarder.
Lorsque de sa demeure elle sort,
On pense voir Celle qui est unique.

"Les chants d'amour de l'Egypte ancienne" de Siegfried Schott © 1992, Librairie Adrien Maisonneuve

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