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Les Eclosions Asynchrones

Les Eclosions Asynchrones

Auto-édition, romans, poésie, spiritualité

Publié le par philippe souchet
Publié dans : #Citations

Voici un autre exemple de style archaïque, extrait du "Cantique des cantiques", sans doute le passage le plus profane de la Bible. Selon toute vraissemblance, il s'agirait d'un ensemble de poèmes, de paroles rituelles, prononcées ou chantées pendant les cérémonies de mariage, vers le Vème siècle avant notre ère en Palestine. Les ressemblances avec les chants d'amour égyptiens que j'ai déjà cités sont évidentes, et certains y ont vu une filiation possible.



Soixante sont les reines et quatre-vingts les concubines;
Les jeunes filles sans nombre.
Ma colombe, ma parfaite est unique,
Elle est unique pour sa mère, pure pour celle qui l'a enfantée.
Les filles l'ont vue et l'ont dite bienheureuse;
Les reines et les concubines, elles, l'ont louée :
" Qui est celle qui s'élève comme l'aurore, belle comme la lune,
Pure comme le soleil, redoutable comme des bataillons ? "
Au jardin des noyers, je suis descendu pour voir les jeunes pousses de la vallée,
Pour voir si la vigne s'épanouit, si les grenadiers fleurissent.
Je ne sais pas...
La vie m'a donné ma place;
Il y a des chars, mon peuple est noble !




traduction proposée par Patrick Calame,
in "Le Grand Livre du Cantique des cantiques", Albin Michel

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