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Les Eclosions Asynchrones

Les Eclosions Asynchrones

Auto-édition, romans, poésie, spiritualité

Articles avec #roman catégorie

Publié le par Les Eclosions Asynchrones
Publié dans : #Roman

Mon deuxième roman est désormais disponible, en version brochée, ou ebook format Kindle. Je vous en livre ici la quatrième de couverture, en espérant qu'elle vous donnera l'envie d'en savoir plus. Bonne lecture !

"Le retour à Orphalèse", une suite au "Prophète" de Khalil Gibran, 190 pages

"Le retour à Orphalèse", une suite au "Prophète" de Khalil Gibran, 190 pages

Le retour à Orphalèse

Une suite au "Prophète" de Khalil Gibran

 

    Et si les paraboles poétiques de Almustafa avaient été mal comprises par ses disciples ?

 

    Ou pire, si elles avaient été utilisées et déformées par des ambitieux sans scrupules pour asseoir leur pouvoir ?

 

    Le prophète Almustafa, le Bien-Aimé, l’ombre de son propre jour, a disparu tragiquement il y a vingt ans. Après avoir parcouru le monde pour le faire connaître, et transmettre ses perles de sagesse, l’un de ses plus proches disciples, Youssef, découvre la ville où, douze années durant, il a affiné sa pensée : la cité légendaire aux sept portes, l’orgueilleuse Orphalèse.

 

    Au seuil de la vieillesse, il veut marcher dans les pas de son maître, retrouver des témoins de ses années de maturation, et porter par écrit leurs anecdotes pour qu’elles traversent le temps. Au fil de ses rencontres, des souvenirs, des bribes d’enseignement reviennent à sa mémoire.

 

    Mais au sortir d’une nuit de tempête, un événement inattendu vient interrompre ses projets, et bouleverser la vie des habitants de la ville blanche...

 

    A travers le prisme du conte, "Le retour à Orphalèse" nous incite à réfléchir à la dérive inexorable des religions vers l'intolérance et la violence, qui résonne particulièrement dans notre actualité.

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Publié le par philippe souchet
Publié dans : #Roman

 

La version eBook de Incarnations est désormais distribuée par Smashwords, qui l'a convertie dans tous les formats de liseuses électroniques existants (iPad, iPhone, Kobo, Sony eReader, Amazon Kindle, ... )

 

 

allretailers.png

 

Smashwords permet aussi de télécharger gratuitement

20% du roman, pour le découvrir en toute liberté !

 

 

 

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Publié le par P.S.
Publié dans : #Roman

Troisième jour dans le top 100 des ventes de Ebooks sur Amazon !

Ce genre de classement est très éphémère, et dépend des ventes heure par heure sur le site. J'ai quand même pu capturer cette image avant de retomber dans les profondeurs, et ça fait plaisir :-)

 

classement top100 20130518

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Publié le par P.S.
Publié dans : #Roman
Incarnations poursuit son petit bonhomme de chemin, loin de toute médiatisation, et déjà plusieurs centaines de lecteurs ont découvert cette histoire qui ne ressemble à aucune autre. On dit qu'en moyenne 1 personne sur 1000 laisse un commentaire, mais ceux que j'ai reçus sont plutôt élogieux, et m'incitent à persévérer :-)

 4/5
" Une écriture riche et qui fourmille de détails, une histoire bien construite (même si la fin peu laisser interrogatif ...), les sauts dans l'espace temps ne nuisent pas du tout à la lecture, et sont parfaitements reliés entre eux.
Même si vous n'êtes pas un adepte d'ouvrages traitant de «religions» ou de «croyances» vous y trouverez matière à réfléchir ! De toute façon une fois commencé, impossible de s'arrêter. Allez y les yeux fermés, si cela peu se dire en matière de lecture... Un achat avec un rapport coût, qualité, plaisir qui ferait rougir bien des ouvrages beaucoup plus médiatisés !"
 5/5
" Lecture plaisante, avec des retours dans le temps plutôt agréables. Vision optimiste : la nature humaine s'améliore et les anges y veillent. Un peu de pensée positive fait beaucoup de bien !"
 5/5

" Une écriture simple, fluide et poétique, nous promet dès les premières lignes une lecture agréable. Haziel, chargé de la sécurité, a pour mission de sauver la planète d’un conquérant sanguinaire. Ce guerrier de lumière est d’autant plus heureux à l’idée de l’exécuter qu’il la croit sans complication particulière. Éviter à une femme de rencontrer un homme dont l’aventure se conclura par un enfant, et sauver l’humanité de l’Enfer dans lequel elle risque de plonger. Loin d’imaginer pourtant que le destin en a décidé autrement…"

Par Sue

 


Si vous même désirez laisser un commentaire sur votre découverte d'Incarnations, vous pouvez vous exprimer ici !

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Publié le par philippe souchet
Publié dans : #Roman

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Pas besoin d'avoir un livre électronique Kindle pour lire Incarnations !

Grâce à l'application Kindle, lisez votre eBook sur votre smartphone ou tablette favorite :-)

 

 

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Publié le par philippe souchet
Publié dans : #Roman

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Incarnations est désormais disponible pour toutes les plate-formes Kindle,

en version numérique, et à un prix défiant toute concurrence !

Vous pouvez le parcourir dans la boutique  Kindle d'Amazon.com,

grâce à l'outils Look Inside

 

 

 

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Publié le par P.S.
Publié dans : #Roman

Grâce à l'outil "Search inside the book", feuilletez "Incarnations" sur Amazon.fr !

 

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Publié le par P.S.
Publié dans : #Roman

           

             Malek, alias Thibault d’Arras, observait Bonaparte, qui faisait nerveusement les cents pas sur le château arrière de l’Orient. Il vit enfin apparaître la ligne ocre et sans relief des rivages de l’Egypte, qui n’étaient encore qu’un désert. D’ici peu, la proue du navire fendrait les eaux jaunes annonçant l’approche du delta du Nil. L’immortel savait le général en chef heureux d’être à la fin de la traversée, mais aussi anxieux de devoir bientôt affronter les mystérieux Mamelouks, dont la réputation de férocité et de courage faisait frémir tous les bords de la Méditerranée.

            Le terme « Mamelouk » désignait, en arabe, les esclaves blancs. De 1250 à 1517, ces esclaves, pour la plupart d'origine turque, avaient régné sur l'Égypte. Ils étaient d’excellents cavaliers, et avaient acquis dans l’art de la guerre à cheval une maîtrise que tout le monde musulman leur enviait. Lorsque le sultan ottoman avait installé un pacha pour établir sa main mise sur les bords du Nil, celui-ci avait gardé les Mamelouks comme administrateurs provinciaux, leur conférant le titre de bey. A partir de 1770, les vingt-quatre beys avaient repris presque tout le pouvoir, pratiquement indépendants du sultan, et en conflit constant avec son pacha, qui n’avait plus guère d'autorité. Ils formaient une oligarchie guerrière qui régnait despotiquement sur le pays, et il semblait insensé de vouloir mettre fin par la force à leur pouvoir séculaire. Les choses allaient pourtant aller très vite. 

 


Ignorant tout de l’histoire des hommes qu’ils allaient combattre, les soldats de la jeune République française, emmenés par le petit Corse, débarquèrent à Alexandrie le premier juillet 1798 et, grâce à l’effet de surprise, se rendirent maîtres de la ville dés le lendemain. Le vingt-et-un juillet, ils battirent les deux chefs mamelouks Mourad Bey et Ibrahim Bey, qui gouvernaient alors la province du Caire, à la fameuse bataille des Pyramides. Le vingt-sept, Bonaparte faisait son entrée solennelle au Caire.

            Avoir pris Alexandrie et Le Caire, c’était avoir conquis l’Egypte, car il ne restait pas d’autre cité d’importance dans le pays. L’affaire s’était réglée à marche forcée, en moins de quatre semaines, ce qui était inespéré si l’on considère le contexte géographique auxquels les Français n’étaient pas préparés et la vaillance de leurs adversaires qui se défendaient pied à pied. Mais Mourad et Ibrahim, les deux beys les plus puissants, s’étaient échappés vers le sud au lendemain des Pyramides, et la victoire de Bonaparte n’était pas totale. Cette fuite pouvait donner lieu à des révoltes populaires et à une résistance sans fin, alors que le général rêvait déjà de marcher sur la Syrie et Saint Jean d’Acre, d’étendre à d’autres pays la présence française en orient. Il voulait ainsi entrer dans le domaine réservé des Anglais, et savait parfaitement qu’il ne pourrait réussir que s’il les battait de vitesse. On ne pouvait par conséquent pas perdre un temps précieux à nettoyer l’Egypte village par village.

            Il fallait au Corse un homme d’exception pour mener à bien cette tâche ingrate et de longue haleine. Un fou, prêt à poursuivre le diable en personne jusqu’aux sources du Nil s’il le fallait, et un génie militaire, capable de déjouer les ruses ottomanes et les pièges du désert avec le peu d’hommes qu’il aurait à sa disposition. Bonaparte possédait cette carte décisive, en la personne du général Desaix.

            Né en 1768 d’une noble famille auvergnate, Louis Charles-Antoine des Aix de Veygoux, devenu par nécessité et par conviction le citoyen Desaix, était une tête brûlée dotée à la fois d’une grande culture artistique et d’un sens inné de la guerre. Sorti de l’école militaire à quinze ans avec le grade de lieutenant, il avait gravi les échelons à une vitesse fulgurante pour devenir général de division trois ans plus tard. Il avait rencontré Bonaparte pendant la campagne d’Italie, où son courage et son ardeur dans l’action avaient forcé l’admiration. Un indéfectible respect mutuel était né entre les deux hommes, et le Corse pensait immédiatement à l’Auvergnat quand il avait une mission impossible à accomplir.

            Toujours dans l’entourage proche du général en chef depuis l’embarquement à Toulon, Malek apprit ainsi parmi les premiers qu’on donnait dans l’urgence trois mille hommes et quelques bateaux à Desaix pour remonter le Nil et étendre la paix républicaine au long de ses rives. Pressé de revoir le grand temple de Thèbes, l’apostat n’avait nulle envie d’attacher plus longtemps son destin à celui de Bonaparte et de le suivre en Syrie. Il fit des pieds et des mains pour être ajouté aux effectifs de la division Desaix, et quand enfin il y parvint, elle s’ébranlait déjà vers le sud, à la découverte d’un pays redevenu inconnu après des siècles d’isolement.

 

 

© Incarnations 2010 - Dépôt SNAC n° 5-4911

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Publié le par philippe souchet
Publié dans : #Roman

 

 

[...]

 

                Malek fixa le petit général, qui n’avait pas trente ans, avec un œil où se mêlaient l’admiration et le doute. Etait-il prudent, au final, de suivre cet homme dans l’âme duquel la clairvoyance se le disputait avec la mythomanie et une ambition proche de la folie ? C’était assurément une personnalité complexe et supérieurement intelligente, mais quelle partie de lui-même l’emporterait dans l’ivresse du combat ou dans l’adversité ? Et ne sombrerait-il pas définitivement dans la démence s’il obtenait ne serait-ce qu’une once du pouvoir qu’il convoitait ?

Pour l’heure, l’envie de revoir les rives du Nil était trop forte, et la décision fut vite prise.

« Je garderai ce secret jusque dans la tombe, conclut sobrement Jean d’Arras.

                - C’est bien, tu es mon homme. Sois à bord de l’Orient avant cinq heures demain matin, car c’est le grand départ ! »

                - Puis-je savoir où nous allons ? Tous ceux auxquels j’ai demandé votre destination n’en savaient rien, mais tout à l’heure vous avez parlé des Pyramides. Verrons-nous l’Egypte ? »

            Bonaparte sourit, l’air gêné.

            « Tu as dû rêver ! » conclut-il avec un clin d’œil. Puis il se retourna vers un membre du groupe qui le suivait toujours de loin, le seul qui était en civil et qui devait être son secrétaire, en criant :

            « Bourrienne, à moi ! Vous ajouterez le nom de cet homme aux registres ! Nous lui trouverons bien un emploi en route ! »

            Un autre militaire, lui aussi général, et qui n’avait depuis le début cessé de marquer son impatience vis-à-vis des frasques du Corse, explosa enfin :

            « C’est insensé ! Que savons-nous de lui ? Moi je lui trouve une tête d’espion anglais, à votre recrue ! Comment pourrons-nous assurer le secret de cette expédition si vous ramassez tous les vagabonds sur votre chemin ? Je vous rappelle que la flotte de Nelson rôde à quelques encablures d’ici, et nous cherche. Si jamais nous la rencontrons, je n’ai que faire d’un traître dans mon dos !

                - La paix, Kléber ! répondit Bonaparte. Je connais vos jérémiades par cœur, et vous demande une fois encore de me faire confiance. Ne vous ai-je pas assez prouvé que je savais jauger les hommes ? Je vous dis que l’on peut se fier à celui-là. »

Une dernière bourrade sur l’épaule, et déjà le petit homme nerveux rejoignait ses lieutenants pour superviser les derniers préparatifs, disparaissant soudain derrière des caisses de vivre et de munitions.

Malek laissa son regard errer loin au-delà de l’entrée du port, où la Méditerranée se perdait dans le ciel. Alors que la barque solaire du dieu Râ allait poursuivre sa course nocturne sous la mer, l’apostat esquissa le sourire de celui qui a la certitude d’être sur le bon chemin. Il savait, par expérience, se fier aux signes du destin, ces petits indices qui trainent et balisent la route, ces portes qui s’ouvrent miraculeusement au bon moment alors qu’on les pensait définitivement closes. Jadis, alors qu’il était encore dans l'autre monde, il en avait semé sans compter pour aider quelque mortel en détresse, qui en bénéficiait s’il avait l’esprit suffisamment en éveil. Se pouvait-il que lui aussi en profite à présent ? L’un de ses anciens compagnons l’aidait-il enfin à sortir du labyrinthe infernal de la matière ? Son enrôlement dans l’aventure bonapartiste avait été par trop aisé pour être naturel. Plus encore, il était devenu presque instantanément un intime du général !

Il était clair que son retour sur la terre des pharaons était favorisé, mais pour quelle raison ? Etait-ce parce que son interminable cauchemar, qui avait commencé là-bas, devait aussi s’y terminer ? Peut-être la boucle était-elle enfin bouclée…

 

 

 

 

© Incarnations 2010 - Dépôt SNAC n° 5-4911

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Publié le par philippe souchet
Publié dans : #Roman

 

 

[...]

 

 

Le petit homme regardait le fatras de la Commission avec une satisfaction non dissimulée. De toute la campagne, c’était de ce groupe de savants et d’artistes qu’il était le plus fier, car en plus de transformer un coup de force militaire en mission exploratoire, ces hommes, grâce à lui, feraient progresser l’ensemble des connaissances humaines.

Son expression changea brusquement, et il ne souriait plus du tout quand il regarda à nouveau Jean d’Arras :

                « Pourquoi crois-tu que nous nous lancions dans cette campagne stupide ? » demanda Bonaparte sans ambages.

                 Surpris par le changement d’humeur du militaire, l’autre haussa le sourcil :

            « Pour faire la nique aux Anglais, Monsieur, répondit un Malek désarçonné, qui endossait déjà à merveille l’emploi de serviteur benêt.

                 - C’est évidemment ce que tout le monde croit. Les railleurs disent même que nous attaquons à l’Orient parce que nous ne pouvons pas avoir l’Angleterre ! Mais crois-tu que la République soit riche à ce point pour se permettre une telle folie ?

             - Je ne sais pas, Monsieur.

             - Bien sûr, tu ne sais pas. Tu es un homme simple, et je t’envie. Non, vois-tu, toute cette histoire n’a été montée que dans un seul but : m’éliminer ! Et on ne regarde pas à la dépense, comme tu peux le constater ! Ces bâtards du Directoire ont peur de moi et de mes succès, de ma popularité dans l’armée. Ils craignent qu’un jour je leur réclame la France, qu’ils sont incapables de garder. C’est pourquoi ils m’envoient à mille lieues de Paris combattre un ennemi qu’ils pensent dix fois plus fort que moi, escomptant que mes os blanchiront bientôt dans les sables du désert, au pied des Pyramides.

              - Mais monsieur, n’exaucez-vous pas leur souhait, en y allant tout de même ? demanda le barbu, sceptique.

              - Assurément, ils estiment avoir joué finement. Mais je sais des choses qu’ils ignorent, et en m’appelant Alexandre, tout à l’heure, tu as fait montre d’une jugeotte qu’on ne soupçonnerait pas au premier regard. Car la vérité, entends-moi bien, c’est que je suis né pour accomplir de grandes choses, et qu’il ne m’arrivera rien tant qu’elles ne seront pas accomplies ! Crois-tu en la métempsychose, la transmigration des âmes ? »

              L’autre lui renvoya un regard vide. Malek avait en effet vite compris que si le général avait besoin d’un valet docile et débrouillard, il préférait de beaucoup qu’il fût inculte et malléable.

              « Non, évidemment, ces matières te dépassent, reprit le Corse en lui tapotant l’épaule. Alors laisse-moi t’expliquer, car j’ai besoin que tu me comprennes, si tu le peux. Certains pensent, et depuis fort longtemps, que notre âme nous survit après la mort, et que, le cas échéant, elle peut occuper un autre corps plus tard, que ce soit celui d’un homme ou d’un animal, pour finir le travail qu’elle avait commencé. Tu me suis ? »

               Le tout nouvel homme de main opina vivement du chef.

               « Alors voici mon secret, que tu ne répèteras à personne si tu veux que j’aie confiance en toi. Je suis Alexandre revenu parmi les hommes, tel que tu me vois, ayant pris un corps nouveau pour achever son Grand Œuvre ! »

               Le Barbu du Nord fixait Bonaparte avec perplexité.

               « De quel Grand Œuvre parlez-vous, Monseigneur ? demanda-t-il avec déférence.

              - Unifier toutes les nations de la Terre sous une seule bannière, et un seul gouvernement ! Etendre l’idéal révolutionnaire à la planète entière, les armes à la main s’il le faut, car les peuples ne savent pas toujours ce qui est bon pour eux ! En m’envoyant en Egypte, les imbéciles du Directoire me font marcher dans mes propres traces, et m’offrent une victoire facile, car je ne peux échouer là où j’ai déjà vaincu ! Voici mon secret, Jean Thibault d’Arras. C’est lui qui me confère ma force, car je connais mon destin. Me suivras-tu ? Seras-tu capable de te taire ? »

 

 

[...]

 

 

© Incarnations 2010 - Dépôt SNAC n° 5-4911

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